Victimisation

Voilà, victimisée par Coeurs-trouves (qui en a profité pour nous faire ses adieux, pour 7 longues semaines... Reviens nous vite et bon courage...)

Type de cheveux :
Blonds, fins, mi-courts, "rebelles", incoiffables, l'horreur quoi ;)

Produit de Beauté : Aucun, 'fin, mon crayon noir et mon mascara

Vêtement : Jean, convers, t-shirt, pull tout simple..

Série : J'regarde pas la télé...

Défaut : L'impulsivité
Passionnée...

Qualité : L'optimisme
Toujours rêveuse, mais toujours le sourire aux lèvres...

Parfum : Euphoria de Calvin Klein
Un tantinet rêveur, sombre et frais à la fois...

Déodorant : Coton Dry de Nivea

Couleur : Bleu, comme le ciel sans nuages...

Bijou :
Bracelet en argent

Chanson : Unitented de Muse
qui m'apaise quand je crise, me console quand je pleure, une merveille de mon groupe chéri !

Ville :
Tournai, Belgique
ma 'tite ville chérie, quoique j'irais chercher bien plus loin si j'écoutais mon âme de grande rêveuse...

J'passe à mo-dueca-cheteliena, heart-without-souls, ne-te-fane-pas, histoire-zoe, rose-et-reseda (bon, ça ira ;P)
J'promets d'etre plus régulière...
A très vite ;)

# Posted on Tuesday, 24 April 2007 at 3:24 PM

Iliaféen 21

Iliaféen 21
Le petit groupe sortit de classe. Ils se rendirent sur la pelouse qui bordait les bâtiments scolaires et s'y installèrent. Ils réfléchissaient à leurs occupations de la soirée quand deux filles les abordèrent.
- Dis, Noaïevã... Noaïevã, c'est ça ?
Il acquiesça.
- On connaît l'existence de notre monde chez toi ? Désolée de te déranger pour cela, mais dans le chahut, je n'ai pas su te le demander.
Il lui sourit.
- Il n'y a pas de problème. Non, personne n'en sait rien. Bien heureusement pour vous d'ailleurs, vous auriez à essuyer une impressionnate invasion si l'on apprenait qu'il y existe un monde aussi merveilleux.
Il pouffa de rire au regard examinateur des deux filles.
- Ne me détaillez pas ainsi, je ne suis pas un extraterrestre.
- Un extraterrestre ?
Il leva les yeux au ciel.
- Un monstre, si tu veux...
- Non, bien sûr, mais tu es tellement différent.
Alienãvã claqua des doigts et lui rendit son apparence accoutumière sur Terre : plus d'ailes, ni de reflets dans les yeux et les cheveux, simplement vêtu d'un jean et d'un t-shirt blanc.
- Là, tu peux le voir tel qu'il est chez lui.
Il ne put résister à l'envie de se la jouer mannequin et tourna sur lui-même sous les éclats de rire des Viltanioliens.
- Et les bébés ne naissent pas dans des pots chez toi, alors ?
- Non, ils naissent du ventre de leur mère, voyons.
- Du ventre de leur mère, répéta-t-elle, interloquée, et comment ?
- Disons que pour une première rencontre, vous me trouveriez peut-être un peu osé de vous l'expliquer.
Mais devant la mine curieuse de chacun, il précisa tout de même.
- Je vous éviterai le dessin, mais en toute logique, c'est lors d'un rapport sexuel que l'on conçoit un enfant. C'est alors que l'ovule fécondé niche dans le ventre de la mère et après neuf mois et de nombreuses évolutions, il sort par la même voie que le spermatozoïde de son père, dirons-nous...
- Je ne vous savais pas aussi bon orateur, surtout en de telles matières, Noaïevã, se moqua Mayer Liaché.
Les deux filles remercièrent Noa en rougissant et prirent congé. Leur professeur prit place à leur côté et après avoir échangé leurs avis sur le premier cours de Noa, il entraina le jeune homme à sa suite dans le dédale des couloirs de l'Ischian. Ils entrèrent finalement dans une salle lumineuse dont les murs étaient illustrés de scènes historiques.
- Assieds-toi, Noaïevã.
D'abord déstabilisté par l'absence de tout meuble, il fit ensuite apparaître un fauteuil dans lequel il prit place.
- Vois-tu, c'est là ton désavantage. Tu n'as aucune habitude de l'utilisation magique.
- Et c'est à cela que vouv voulez remédier, n'est-ce pas ?
- Tout à fait. Les cours à ce sujet sont assurés lors de la Vilternã. Il faut donc que je te donne des cours particuliers si tu ne veux pas être séparé d'Alienãvã.
Blême à cette idée, Noa se redressa dans son siège.
- Tout ce que vous voudrez, murmura-t-il, apparemment très mal à l'aise.
- C'est donc à ce point, se moqua le vieux professeur. Bien, nous allons commencer. A chaque situation que je t'énoncerai, tu devras trouver le plus rapidement possible la solution ou la réaction appropriée. Prêt ?
Il hocha la tête.
- J'ai faim.
Trois secondes suffirent à ce qu'apparaisse un gigantesque plat de pâtes juste sous le nez de Mayer Liaché. Celui-ci éclata de rire.
- Que m'aménerez-vous donc quand je vous dirais mourir de faim ? Enfin, nous allons tenter de remédier à cela.
Il fit surgir entre eux un cercle d'argent à environ un mètre du sol.
- Grand.
Noa agrandit le cercle de plus d'un mètre.
- Petit.
Le cercle disparut tout à fai tant il le rendit minuscule.
- Concentrez-vous Noaïevã, lui conseilla Mayer Liaché tout en faisant réapparaître le cercle.
- Quatre centimètres de rayon.
Une longue seconde s'écoula. Le cercle prit lentement la taille voule, une goutte de sueur perla sur le front du jeune homme.
- Bien, nous progressons. Vingt-trois centimètres dix-huit millimètres.
Bien plus rapidement cette fois, le cercle s'agrandit.
- Félicitations, mon garçon. De la taille du visage de Mlle Alienãvã.
Le cercle sursauta dans les airs. Noaïevã se concentra, le cercle trembla. Le souvenir de la jeune fille emplit tout son esprit et le cercle prit brusquement la forme voulue. Sans s'en apercevoir, il y dessina les traits de son amie. Des yeux s'y tracèrent, des lèvres, le nez, les pommettes, les fins sourcils, ses longs cils. Complètement absorbé dans son travail, Noaïevã esquisça le sourire de la jeune fille dans le métal.
Mayer Liaché appplaudit en souriant, tirant son élève de ses idées.
- Vous auriez pu me prévenir que vous accomplissiez si bon travail quand il était question d'Alienãvã. Permettez.
Et le cercle disaprut.
- Je le mets en sécurité chez moi. Une telle oeuvre mérite sa place dans un musée. In memoriam du plus grand magicien Ischianote de tous les temps et de la plus belles des Viltanioliennes de son époque, railla le professeur.
- Vous rigolez j'espère, hoqueta Noaïevã dont le front ruisselait de sueur.
- Vous le verriez mieux dans le salon d'Alienãvã ?
- Non, s'exclama-t-il.
Prêt à claquer des doigts, Mayer Liaché suspendit son geste.
- Très bien, ramenez-le ici alors.
Le jeune homme en ouvrit grand la bouche. Comment pouvait-il ramener un objet qu'il avait à peine pu examiner d'un endroit qu'il ignorait ?
- Vous blaguez ?
- Meilleur que Mayer Slãbén, cela devrait être un jeu d'enfant pour vous, Noaïevã. Et puis, c'est comme il vous plait le mieux : ici ou entre les mains d...
- C'est bon, le coupa-t-il.
Il ferma les yeux et fronça les sourcils. Ne sachant pas quelle méthode employer, il se concentra sur le souvenir du portrait. "Reviens, reviens..." Un éclair lui traversa alors l'esprit : sous le fauteuil de la pièce à vivre. Son professeur l'avait bel et bien transporté chez lui. Il tenta de s'en saisir. En vain. Il essaya à nouveau et y épuisa tant d'énergie qu'il faillit perdre le contact avec le portrait.
- Vous ne croyiez pas que je vous le laisserais à si bon compte.
Noaïevã redoubla d'efforts, maudissant le sort qui lui faisait affronter un magicien expérimenté et ce, même sans effet de surprise.
" Bien sûr", se murmura-t-il.
Restant en apparence très concentré sur le portrait et sans en perdre le contact, il matérialisa un seau d'eau au-dessus de la tête du professeur. Il ne retint que difficilement un sourire en déversant le contenu du seau sur son professeur mais il s'empressa de récupérer le portrait qu'il matérialisa entre ses mains.
Trempé, et hilare, Mayer Liaché leva la main. Ce qui déconcentra Noaïevã qui se laissa enlever le portrait.
- Excellent, excellent !, le félicita le vieil homme.
- Mais rendez-le moi alors.
- Oh que non, je mérite moi aussi mon trophée. Vous rendez-vous compte de l'état dans lequel vous venez de me mettre ?
Noaïevã ne put se retenir d'éclater de rire.
- Veuillez m'excuser, Mayer.
- Vous ne vous en tirerez pas aussi facilement savez-vous.
Il claqua alors des doigts et la porte s'ouvrit sur Alienãvã.
- Entrez, Mademoiselle, la pria son professeur.
- Non, Alienãvã. Que fais-tu là ?, s'écria-t-il en s'interposant.
- Et bien, Mayer Liaché m'a demandé de venir quand il m'appellerait, alors je suis là. Et toi, pourrais-tu me donner une explication valable de cette scène et de os têtes à tous deux ?
- La voilà, devança Mayer Liaché qui lui tendait le portrait.
- Non, hurla le jeune homme.
Trop tard, car la jeune fille venait de se saisir du portrait. Il voulut malgré tout se précipiter et lui arracher des mains mais la stupéfaction peinte sur la visage de son amie le cloua au sol.
- O Noaïevã, c'est... il est merveilleux, souffla-t-elle, abassourdie. C'est pour moi ?
Il ne parvint qu'à bégayer un entrelas de mots sans sens.
- Bien sûr, j'hésitais entre un musée et votre salon mais à y bien réfléchir, il vous revient de droit, répondit à sa place Mayer Liaché.
- Oh, merci Noaïevã, s'exclama-t-elle en lui sautant au cou.
Mayer Liaché éclata de rire.
- Et bien, voilà une première leçon très enrichissante, ma parole. Je vais vous laisser à vos occupatins. Bonne soirée, jeunes gens, salua le professeur avant de disparaître.

# Posted on Monday, 30 July 2007 at 6:35 AM