Les jours virent se lier le petit groupe. L'histoire entre Noa et Charline pataugeait un peu mais ni l'un ni l'autre ne semblait y attacher d'importance. Alexandra se montrait bien plus souriante et loquace que le premier jour et chaque soir, Noa et elle se retrouvaient pour courir et se séparaient toujours à la lueur des astres nocturnes. A l'école, leurs sourires trahissaient leur complicité bien qu'ils n'abordèrent jamais le sujet de leurs entrevues avec leurs amis. Comme le premier soir, ils s'asseyaient des heures durant et discutaient de tout et de rien. Noa lui raconta sa vie depuis la mort de sa mère, la passion de lire qu'elle lui avait transmise et qu'Alexandra semblait partager, l'adoption de Matteo et Hugo, les absences de son père, la guitare... Alexandra resta fort mystérieuse, lui expliqua qu'elle vivait avec Axel et leur nourrice, Mme d'Elnoy. Sa vie et ses rêves tenaient dans des lignes et des mots qu'elle dévorait avec plaisir et qualifiait de trésors de cette planète. Quand la lune venait éclairer le ciel, ils se couchaient côte à côte et admiraient le ciel. Un jour, cependant, la morosité d'Alexandra sembla revenir à la charge.Noa s'en inquiéta mais à bout de silences et de regards insistants d'Hélène, il finit par tenter de porter ailleurs son attention. Il n'y parvint que bien mal et rentra chez lui soucieux. A peine son cours d'anglais ouvert, son portable sonna :
- Noa ?
La voix de Charline semblait avoir perdu de sa chaleur. Il remarqua qu'il avait effectivement eu bien peu d'attention à son égard et n'avait pas noté que celle-ci ait très mal pris les regards connivents qu'il partageait avec Alexandra.
- Salut Charline ! Comment vas-tu ?
Jouant l'indifférence, il ne put néanmoins s'empêcher de s'inquiéter.
- Ah, super ! Je suppose que toi aussi..
- Euh... et bien, oui, merci. Il y a un problème ?
- C'est à toi que je comptais poser cette question.
- Mais moi, tout va bien ! Je souris, l'anglais sourit, mes frangins sourient, toute la vie sourit ! Enfin, excepté toi, apparemment...
- Fais l'innocent !
- Désolé Charline, mais je ne te suis pas trop là ! Enclenche la phase explications, s'il te plaît.
- Tu m'étonnes que tu souries ! En se payant 2 nanas à la fois, on est rarement de mauvaise humeur !
- Par contre, toi, t'es de super mauvais poil ! Et si la raison en est l'ineptie que tu viens de me balancer, tu peux retourner te coucher, ma belle !
- Tu vas me dire que tu ne te fais pas Alex alors que l'on est ensemble ?, hurla-t-elle.
- Exaxtement, poursuivit-il sur le même ton sec et froid.
- Et ça signifie quoi ces petits regards doux ? Tu n'imagines pas combien ça m'insupporte !
- Charline, tu as fumé quoi, Bon Dieu ?
- Bon, prenons les choses autrement, pourquoi tu ne me regardes plus ?
L'évidence que Noa avait niée, trop occupé par Alexandra, lui apparut :
- Je ne t'aime plus, Charl.
- Tu ne m'as jamais aimée ! Seul mon cul comptait, c'est ça ?
- Attends, qui est-ce qui, sans même connaître mon nom, est venue sonner chez moi et s'est déshabillée ? ça ne m'intéresse pas le cul, Charline ! C'est pour ça, et uniquement pour ça que nous n'avons rien à faire ensemble ! Trouve-toi un obsédé, il s'occupera de toi tout comme tu en rêves !
- Tu me traites limite de pute, là ? Dis seulement que ça ne t'a pas plu !
- Non, ça ne m'a pas plu ! Ma première fois, je la voyais avec une nana qui a un coeur !
- Qu'est-ce qu'un mec peut bien en avoir à foutre d'une fille sensible, sentimentale et tout ce foin là ??
Sa voix était à nouveau provoquante mais tout s'était éclairé dans l'esprit de Noa.
- Il en a à foutre que si on ne sortait tous qu'avec des postiches, on irait tous chez les putes et basta ! J'ai plus rien à te dire, Charline. Un débat sur mon style de filles n'est pas nécessaire mais quoiqu'il en soit, tu ne rentres pas dans la liste !
Et il raccrocha, soulagé. Il regarda l'heure : 18h20. "Mince !" Très en retard pour son habituel rendez-vous avec Alexandra, il dévala les escaliers en passant son trois-quart, se débarrassant de son T-shirt et laçant ses baskets. Il parvint, exténué, au bois mais ne vit pas Alexandra.
- Alexandra ? Alex, c'est moi !
Il tourna et retourna une longue demi-heure dans le bois avant de s'affaler par terre. Il rouvrit les yeux et remarqua l'ombre d'une jeune fille volant entre les arbres. Se levant d'un bond, il l'observa plus attentivement. Mort d'inquiétude, il reconnut Alexandra malgré les mèches mauves quiparsemaient ses cheveux et les fines ailes violacées dans son dos. Hurlant son nom, il la suivit d'en bas jusqu'au lever des étoiles. Alexandra prit alors encore un peu d'altitude avant de soudain, paraître exploser. La lueur éblouit Noa et quand il put rouvrir les yeux, il était allongé sur l'herbe humide, la jeune fille à ses côtés. Inconsciente, dévêtue de ses étranges vêtements, ses mèches et ses ailes avaient disparu. Noa serra son corps nu contre lui et la recouvrit de son pull. Il l'appela tendrement et lui caressa le visage, tout abassourdi par la scène à laquelle il venait d'assister. Elle revint enfin à elle, ses yeux habituellement si bleus, semblaient diffus. Il dégagea brusquement sa main du visage de son amie.
- Alexandra, comment te sens-tu ?
Encore trop hébétée pour s'apercevoir de sa nudité, elle lui sourit.
- Que t'est-il arrivé ?
Ses yeux à nouveau clos se rouvrirent subitement.
- Pardon ?, s'exlama-t-elle en se levant d'un bond, tu m'as vue ?
Elle se rendit alors compte de sa tenue, vira à l'écarlate et des larmes perlèrent au coin de ses yeux.
- Alex, que t'arrive-t-il ? Pourquoi pleures-tu ?
A bout de force, de gros sanglots gonflant sa poitrine encore en grande partie dénudée, elle s'enfuit en courant.
- Noa ?
La voix de Charline semblait avoir perdu de sa chaleur. Il remarqua qu'il avait effectivement eu bien peu d'attention à son égard et n'avait pas noté que celle-ci ait très mal pris les regards connivents qu'il partageait avec Alexandra.
- Salut Charline ! Comment vas-tu ?
Jouant l'indifférence, il ne put néanmoins s'empêcher de s'inquiéter.
- Ah, super ! Je suppose que toi aussi..
- Euh... et bien, oui, merci. Il y a un problème ?
- C'est à toi que je comptais poser cette question.
- Mais moi, tout va bien ! Je souris, l'anglais sourit, mes frangins sourient, toute la vie sourit ! Enfin, excepté toi, apparemment...
- Fais l'innocent !
- Désolé Charline, mais je ne te suis pas trop là ! Enclenche la phase explications, s'il te plaît.
- Tu m'étonnes que tu souries ! En se payant 2 nanas à la fois, on est rarement de mauvaise humeur !
- Par contre, toi, t'es de super mauvais poil ! Et si la raison en est l'ineptie que tu viens de me balancer, tu peux retourner te coucher, ma belle !
- Tu vas me dire que tu ne te fais pas Alex alors que l'on est ensemble ?, hurla-t-elle.
- Exaxtement, poursuivit-il sur le même ton sec et froid.
- Et ça signifie quoi ces petits regards doux ? Tu n'imagines pas combien ça m'insupporte !
- Charline, tu as fumé quoi, Bon Dieu ?
- Bon, prenons les choses autrement, pourquoi tu ne me regardes plus ?
L'évidence que Noa avait niée, trop occupé par Alexandra, lui apparut :
- Je ne t'aime plus, Charl.
- Tu ne m'as jamais aimée ! Seul mon cul comptait, c'est ça ?
- Attends, qui est-ce qui, sans même connaître mon nom, est venue sonner chez moi et s'est déshabillée ? ça ne m'intéresse pas le cul, Charline ! C'est pour ça, et uniquement pour ça que nous n'avons rien à faire ensemble ! Trouve-toi un obsédé, il s'occupera de toi tout comme tu en rêves !
- Tu me traites limite de pute, là ? Dis seulement que ça ne t'a pas plu !
- Non, ça ne m'a pas plu ! Ma première fois, je la voyais avec une nana qui a un coeur !
- Qu'est-ce qu'un mec peut bien en avoir à foutre d'une fille sensible, sentimentale et tout ce foin là ??
Sa voix était à nouveau provoquante mais tout s'était éclairé dans l'esprit de Noa.
- Il en a à foutre que si on ne sortait tous qu'avec des postiches, on irait tous chez les putes et basta ! J'ai plus rien à te dire, Charline. Un débat sur mon style de filles n'est pas nécessaire mais quoiqu'il en soit, tu ne rentres pas dans la liste !
Et il raccrocha, soulagé. Il regarda l'heure : 18h20. "Mince !" Très en retard pour son habituel rendez-vous avec Alexandra, il dévala les escaliers en passant son trois-quart, se débarrassant de son T-shirt et laçant ses baskets. Il parvint, exténué, au bois mais ne vit pas Alexandra.
- Alexandra ? Alex, c'est moi !
Il tourna et retourna une longue demi-heure dans le bois avant de s'affaler par terre. Il rouvrit les yeux et remarqua l'ombre d'une jeune fille volant entre les arbres. Se levant d'un bond, il l'observa plus attentivement. Mort d'inquiétude, il reconnut Alexandra malgré les mèches mauves quiparsemaient ses cheveux et les fines ailes violacées dans son dos. Hurlant son nom, il la suivit d'en bas jusqu'au lever des étoiles. Alexandra prit alors encore un peu d'altitude avant de soudain, paraître exploser. La lueur éblouit Noa et quand il put rouvrir les yeux, il était allongé sur l'herbe humide, la jeune fille à ses côtés. Inconsciente, dévêtue de ses étranges vêtements, ses mèches et ses ailes avaient disparu. Noa serra son corps nu contre lui et la recouvrit de son pull. Il l'appela tendrement et lui caressa le visage, tout abassourdi par la scène à laquelle il venait d'assister. Elle revint enfin à elle, ses yeux habituellement si bleus, semblaient diffus. Il dégagea brusquement sa main du visage de son amie.
- Alexandra, comment te sens-tu ?
Encore trop hébétée pour s'apercevoir de sa nudité, elle lui sourit.
- Que t'est-il arrivé ?
Ses yeux à nouveau clos se rouvrirent subitement.
- Pardon ?, s'exlama-t-elle en se levant d'un bond, tu m'as vue ?
Elle se rendit alors compte de sa tenue, vira à l'écarlate et des larmes perlèrent au coin de ses yeux.
- Alex, que t'arrive-t-il ? Pourquoi pleures-tu ?
A bout de force, de gros sanglots gonflant sa poitrine encore en grande partie dénudée, elle s'enfuit en courant.